Le centre de population d'Er Rahel est créé par un décret impérial du 2 septembre 1859, comprenant 20 feux et un territoire de 1000 hectares.
Lors de la création de la commune d'Aïn Témouchent en 1869, le centre de population d'Er-Rahel était compris dans cette commune, dans la section de Rio Salado.
Il en est détaché par décret du 17 janvier 1876, pour former une section de la commune de Lourmel, administrée par un adjoint spécial sous l'autorité du maire.
Son territoire s'accroît en 1880 de 2512 ha, et en 1884 Er Rahel accède au rang de commune de plein exercice. Il est érigé en commune de plein exercice par décret du 7 avril 1884.
On assiste à partir de 1880 à un agrandissement territorial par l'adjonction de 2512 ha aux premiers lots accordés. La population s'accroît également par l'arrivée d' Alsaciens et d'Espagnols
La commune reste dans le département d'Oran en 1956.
HISTORIQUE:
Nul doute que la région est habitée pendant l’époque préhistorique. De nombreux grottes cachant des pierres taillées le témoignent.
L’histoire de cette région peut se diviser en périodes successives :
La période berbère : la région est dominée par le centre de SUFAT (Aïn-Témouchent).
La période phénicienne : les phéniciens débarquent sur les plages de Sassel, de Turgot et de Oued Hallouf. Ils laissent, par la suite, la place aux conquérants romains et se réfugient dans les montagnes.
La période romaine : SUFAT devient ALBUL? et étend son influence sur toutes les régions avoisinantes. On peut trouver des vestiges romains près du ravin de Sassel ainsi que quelques ruines de camps romains.
La période arabe : la région pâtit de son statut de lieu de passage. Elle voit passer toutes les invasions tout en dépendant des grandes dynasties de Tlemcen (Almoravides, Almohades, Zianides,…).
La période espagnole : deux tribus s’opposent, l’une s’alliant avec les ennemis de l’autre. Les BENI AMEUR s’allient aux espagnols pour combattre les DOUAIRS et SMELA qui eux-mêmes se sont alliés aux turcs. Cinq fois, de 1517 à 1543, les espagnols s’efforcent avec l’aide de leurs alliés de conquérir cette région. Ils finissent par renoncer à leur exigence expansionniste.
La période française : Douairs et Sméla prennent le parti des français. Les Béni Ameur, en toute logique, s’allient aux tribus d’Abdel Kader. Par trois fois, la région est prise et abandonnée par les troupes françaises. Ce n’est qu’en 1838, que l’armée française occupe définitivement la région.
Pendant de longues périodes, cette région est le théâtre de rivalités sanglantes entre ces deux tribus. A en juger par la population actuelle, l’affrontement a tourné à l’avantage des Douairs et Smélas.
Ci dessous le décret de création le centre de population d'Er-Rahel. Le premier maire est Chabanat J.B (1884 - 1885)
La bourgade est située à proximité du "Puits du campement" :
Hassi el Ghella se trouve en Algérie (Afrique du Nord ) dans l’ouest oranais, sur l’axe principal de la nationale N2 qui relie Oran à la frontière marocaine, à 45 km d’Oran et 20 km d’Aïn Témouchent.
Nom : Er Rahel (déformation de Hassi Ghella signifiant « puits abondants »).
Lat. : Nord : 39° ½ Long. : 2° ½Alt. : 125m
Vents dominants : Ouest-nord-ouest – Sud-Est (sirocco)
Population : en 1959, 10 189 habitants dont 79 % de musulmans.
Superficie : 14 332 ha
Pluviométrie : 385mm/an soit 40 jours de pluie/an.
Se situe à 84 km de Tlemcen.
500 km d’Alger. – 550 km de Fès. – 950 km de Casablanca.
LA REGION D’ER RAHEL:
La situation :
Au débouché du lac salé : la Sebkha (*) la région bénéficie, à l’inverse de ses voisines Lourmel et Bou-Tlélis, d’une situation privilégiée. Elle devient très vite un carrefour important de circulation à l’ouest de la capitale régionale : Oran. En outre, son exceptionnelle étendue, la classe parmi les grandes communes. A l’ouest, la façade côtière de 7 km réussit à abriter deux petites plages : celle de Sassel (à l’embouchure de l’oued Sassel) et celle de Turgot (à l’embouchure du rio Salado). Au nord, le djebel Lourmel fait limite avec la région du même nom. La plaine d’Oran et la Sebkha constituent les frontières est. Enfin, le rio Salado est tout naturellement la frontière sud.
(*) La Sebkha : dépression elliptique : alt. 80m, 40 km de longueur, 10 km de largeur. 3 000 ha rendus stériles par le sel (hiver : nappe d’eau salée – été : croûte saline).
L ‘hydrographie :
La région est très irrégulièrement irriguée par trois oueds :
-L’oued Melah (ou Flumen Salsum des romains ou Rio Salado des espagnols)aux eaux jaunâtres et irrégulières.
-L’oued Sassel aux eaux très pures mais qui se perdent dans les dunes.
-L’oued Ouzzert aux eaux limpides provenant de sources abondantes irriguant les nombreux jardins.
En 1946, les anciens eucalyptus ont disparu depuis 1931 remplacés par des jeunes platanes, qui à leur tour furent remplacés par les palmiers actuels.
Les infrastructures
Les différentes municipalités ont eu le mérite de doter le village de plusieurs édifices :
En 1890 - La gare est construite
En 1931 - La nouvelle mairie est aménagée pour remplacer celle de 1880
En 1934 - Le monument aux morts de 1922 est remplacé par un monument plus digne.
En 1954 - Le marché couvert de 1930 est agrandi
En 1950 - Une école de garçons et filles dans le centre.
En 1950 - L'école des filles construite en 1936 , des sites d'enseignement sont créés.
En 1950 - Une école au douar Ouled-Taoui, puis deux autres aux douars de Boudjema et Saida
en 1951 - La cave coopérative est créée avec 50 adhérents et on peut entreposer 30 000 hectolitres
L'urbanisme est très bien étudié : construction des chaussées, d'H.L.M, d'un abattoir, d'une salle de consultation et de travaux importants pour l'adduction d'eau à la ville et aux douars.
C'est la vigne qui commande l'économie.Les 2/3 des terres la produisent et c'est elle qui fait la richesse du pays.
Le vin d'un degré 13°5 appartient à la catégorie des "vins médecins" , expédiés en France, pour donner la teneur aux vins du Midi.
Plusieurs médailles d'argent , de bronze et d'or ont récompensés les vins rosés.
